Ciné Club - Cinéma CINE A Amboise

Rechercher
Aller au contenu

Menu principal :

Evénements
LE CINÉ CLUB
Les films seront présentés par Pascal JUBIN, Lionel Tardif sera présent pour des hommages à divers cinéastes.
 Tarif unique 7 euros 
Jeudi 7 décembre 2017 à 20h00
 
           Une si jolie petite plage
(1948) - Durée : 1h31
Comédie dramatique, Français, réalisé par Yves Allégret
Acteurs : Madeleine Robinson, Gérard Philipe, Jean Servais, Julien Carette...
 
Pupille de l'Assistance publique, Pierre revient sur les lieux de son enfance, dans le Nord. C'est l'hiver. Une pluie battante, inlassable, accueille l'arrivant, qui pousse bientôt la porte de l'hôtel minable où il a travaillé autrefois, la patronne de l'établissement ayant en effet l'habitude d'employer des orphelins. Pierre vient de tuer son ex-maîtresse, une amie avec laquelle il s'est enfui naguère et qui, depuis, s'est fait un nom dans la chanson populaire. Il est persécuté par un maître chanteur. Marthe, la servante de l'hôtel, pupille de l'Assistance comme lui, va tout faire pour l'aider. Mais Pierre pourrait-il échapper à son destin ?...
Yves Allégret, frère de Marc, réalisa trois grands films, trois années consécutives, en collaboration avec le scénariste Jacques Sigurd : Dédée d'Anvers, Manèges et Une si jolie petite plage.
Il n'y a pas de plage d'espoir pour les exploités dans cette poignante peinture du déterminisme : par essence, certains sont faits pour souffrir, pour devenir gigolos, pour tuer. Tout recommence toujours, comme une chanson de malheur écoutée en boucle. Gérard Philipe incarne idéalement cette détresse, cette résignation à un destin funeste, sous la lumière chagrine d'Henri Alekan. Quelques années plus tard, Les Orgueilleux valut à Allégret d'être qualifié de
« réalisateur sartrien ». Une si jolie petite plage est au contraire un drame anti-existentialiste où la seule liberté de l'individu réside dans la mort.
 
 
Jeudi 14 décembre 2017 à 20h00
 
Le plaisir
(1952) - Durée : 1h35
Comédie dramatique, Français, réalisé par Max Ophüls
Scénario : Jacques Natanson et M. Ophüls, d'après trois contes de Maupassant.
Acteurs : Claude Dauphin, Gaby Morlay, Madeleine Renaud, Danielle
        Darrieux, Ginette Leclerc, Paulette Dubost, Jean Gabin...
 
«Le Masque». Un vieil homme en quête de plaisirs recherche en vain une jeunesse perdue. Il finit par s'écrouler sur la piste de danse. C'est le médecin venu à son secours qui découvre son secret. - «La Maison Tellier». La maison Tellier est un lieu de rendez-vous. Toutes ces dames s'en vont assister à la communion de la fille du frère de Madame, à la campagne. - «Le Modèle». Jean, un jeune peintre, tombe amoureux d'un de ses modèles, Joséphine. Lassé, il essaie de rompre. Mais en fait de rupture, c'est Joséphine qui se brise les deux jambes en se défenestrant par dépit amoureux…
Le film est une splendeur. Ses deux volets sombres (la futilité du plaisir évoquée dans Le Masque, sa gravité dans Le Modèle) semblent magnifier la lumière, le lyrisme et l'ironie de La Maison Tellier, le centre du film. L'histoire de pensionnaires d'une maison close allant à la première communion de la filleule de la patronne. On ne sait ce qui est le plus beau : dans un train, l'essayage de jarretières, imposé par un Pierre Brasseur déchaîné ; dans une église, les larmes de Rosa et de ses compagnes ; ou, dans un champ de fleurs, le « merci » tout juste murmuré par Mme Rosa (Danielle Darrieux) à Rivet (Jean Gabin), qui s'excuse timidement de lui avoir manqué de respect. Avec ses mouvements de caméra splendides, le film est une méditation sur la nostalgie de l'innocence. Témoin cette scène où Rosa et une enfant, qui ont également peur du noir, s'endorment, rassurées, dans les bras l'une de l'autre.
 
 
Jeudi 21 décembre 2017 à 20h00
 
Le plus sauvage d’entre tous
(1963) - Durée : 1h47 - V.O.S.T.F
Drame, Western, Américain, réalisé par Martin Ritt
Acteurs : Paul Newman, Melvin Douglas, Patricia Neal, Brandon De Wilde, Whit Bissel, Graham Denton...
 Hud mène une vie amorale, loin des valeurs traditionnelles en vigueur dans sa famille d'éleveurs, au Texas. Il a toujours préféré boire, se battre et séduire les femmes plutôt que de suivre les traces de son père. C'est d'ailleurs son existence dissolue qui le fait entrer directement en conflit avec les siens. Lorsque le cheptel est décimé par une maladie, l'exploitation court à sa perte financière. Alors que la banqueroute n'est pas loin, Hud ne change rien à sa ligne de conduite. Son père ne le
supporte plus et décide d'employer des méthodes plus violentes pour convaincre son fils...
On comprend vite que l’affrontement de Hud et de son père est, en fait, celui de deux modes de vie, de deux époques. Paul Newman, arriviste sans scrupules, se retrouve seul, victime de son propre cynisme. Vieux patriarche, Homer Bannon n’appartient déjà plus à l’Amérique moderne de Wall Street où les banquiers ont succédé aux aventuriers. Oscar pour Patricia Neal, grande comédienne, mais ici dans un second rôle.
 
 
Retourner au contenu | Retourner au menu